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Vanarasi (Bénarès) est la capitale spirituelle de l’Inde et la principale ville sacrée de l’hindouisme. Elle est le microcosme de tout ce que compte l’Inde de rites et de coutume. Ici, la vie commence au bord du Gange, par un mariage, des naissances, et se continuera par les rites donnés tout au long de la vie.

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Le Gange est un des sept fleuves sacrés de l’Inde. Il n’est pas de fleuve sur terre qui fasse autant l’objet d’adoration. Varanasi située sur la rive gauche du Gange, face au soleil levant, est un haut lieu de pèlerinage dédié à Shiva.

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Les ghats, marches d’escalier qui recouvrent les rives du Gange, permettent de descendre au contact du fleuve sacré, lieu de baignade pour les ablutions rituelles des hindous. En effet le fleuve, qui symbolise les cheveux de Shiva, est vénéré comme une déesse vivante, qui purifie tous ceux qui se baignent dans ses eaux, et les lave de leurs péchés.

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Symbole de la mère, (Gao Mata en hindi) la vache est sacrée en Inde. Pour les hindous, elle symbolise la vie et fait l’objet d’une grande vénération, d’où la renonciation à manger sa viande. Certains hindous vont jusqu’à se prosterner devant elle et lui faire une offrande de nourriture. Mais si les cinq produits de la vache : lait, yaourt, crème, urine et bouse sont essentiels aux offrandes faites dans les temples, son caractère sacré est devenu valeur économique au fil du temps, dans la mesure ou elle fournit la source la plus importante de protéines animales, grâce à son lait et à ses dérivés : le beurre clarifié (le ghee) et le yaourt ; de plus, dans un pays où le bois est rare, elle fournit aussi, avec sa bouse (gobar), un combustible et un matériau de construction. 

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Le sādhu (homme vertueux) est celui qui a renoncé à la société pour se consacrer au but de toute vie, la libération (Moskha) de l’illusion (Maya), l’arrêt du cycle des renaissances (Nirvana) et la dissolution dans le divin. En tant que renonçant, il coupe tout lien avec sa famille, ne possède rien ou peu de choses, s’habille d’un longhi, de couleur safran pour les shivaïtes, symbolisant la sainteté, et de quelques colliers. Il n’a pas de toit et passent sa vie à se déplacer sur les routes de l’Inde, se nourrissant des dons des dévots.

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Se faire incinérer à Vanarasi c’est accéder au Nirvana et ainsi rompre le cycle des réincarnations (le samsara). C’est un rituel sacré et codifié. Enveloppé de tissu et papiers dorés, recouvert de colliers de fleurs,  le corps est transporté jusqu’aux abords du fleuve sur le brancard en bambou. Il est plongé dans l’eau purificatrice du Gange, puis déposé sur le bûcher. Le plus proche parent du défunt, préalablement rasé et vêtu d’un simple dothi blanc, fracasse le crâne du défunt pour permettre à l’âme de sortir du corps et de monter au ciel.  Il ira cherché le feu sacré (le maha shmashan puri) et tournera ensuite autour du bûcher en récitant des mantras avant d’y mettre le feu. Ce qu’il reste du corps est enfin plongé dans le Gange.