L’autogire

Un autogire est un aéronef qui ressemble à un hélicoptère. L’appareil est sustenté par la rotation d’un rotor principal dans le plan horizontal et propulsé par une hélice entraînée par un petit moteur dans le plan vertical, la direction est assurée par une gouverne et l’inclinaison du plan de sustentation du rotor dans le plan horizontal.

Le vol de l'Autogire au dessus de la Garonne

Le vol de l’Autogire au dessus de la Garonne

Le rotor possède des libertés de mouvement pour assurer le fonctionnement de l’appareil. Les autogires sont réputés très stables à condition que leur fonctionnement reste dans une certaine plage de manœuvre. Pour décoller, les pales du rotor peuvent être momentanément couplées au moteur qui entraîne normalement l’hélice de propulsion. Lorsque le rotor a atteint une vitesse suffisamment importante, le système est débrayé et le rotor tourne alors en autorotation sous l’effet du vent relatif provoqué par la vitesse.

Histoire de l’autogire

Les autogires ont été brièvement utilisés avant la mise au point de l’hélicoptère. Longtemps délaissés au profit des hélicoptères, car l’autogire ne pouvait pas voler de manière stationnaire et avait besoin de plus de place pour décoller, les autogires furent oubliés. Ils furent réintroduits dans les années 1950 par l’Américain d’origine russe Igor Bensen (en)1 alors que seuls des passionnés utilisent ces engins pour le loisir. Dans le contexte actuel, la technologie a apporté diverses solutions pour régler les défauts présentés par les autogires. Dans un monde où le carburant coûte de plus en plus cher, les autogires reviennent sur le devant de la scène grâce à leur faible consommation.

Depuis quelques années, ils sont en plein essor. Cela est dû au faible coût global de fonctionnement de la machine et à ses performances. La production d’autogire va du simple engin monoplace, au prototype militaire pouvant transporter une charge importante. Ils sont surtout utilisés pour l’observation et le loisir.

L’autogire et l’hélicoptère

Contrairement à un hélicoptère, le rotor libre d’un autogire n’est pas actionné par un moteur, mais est entraîné par le vent relatif qui vient de l’avant produit par la vitesse lorsque l’appareil est en translation. L’appareil est propulsé par une hélice entraînée par un petit moteur placée à l’arrière ou à l’avant de la cellule. Toutefois, lorsque l’autogire effectue une auto-rotation verticale, le moteur est au ralenti voire coupé, et c’est par le dessous du rotor que le vent relatif entraîne le rotor et assure la rotation nécessaire à la sustentation. En conséquence, l’autogire est incapable de vol stationnaire car il lui faut toujours être en mouvement, hormis dans les conditions de vent de plus de 50/60 km/h où, selon son poids, il lui est possible, en utilisant son propulseur et en se mettant face au vent, d’effectuer un vol stationnaire, cela par rapport au sol et non pas par rapport à la masse d’air. Toutefois, il peut monter et descendre presque à la verticale et effectuer des atterrissages et des décollages sur de très courtes distances.

(source Wikipedia)

 

Le vol de l'autogire MTO SPORT

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